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Synopsis

- Nader Malek Kandi et Mehran Tamadon
Dans un désert, sur une colline, des hommes, des femmes en tchador et des enfants déambulent dans un vaste “musée” en plein air dressé en mémoire des martyrs de la guerre Iran-Irak. C'est le nouvel an iranien, nous sommes près de la frontière irakienne. Un homme me guide. Il est grand et charismatique et s’appelle Nader Malek-Kandi. Pendant près de trois ans, j’ai choisi de pénétrer au coeur du monde des défenseurs les plus extrêmes de la République islamique d'Iran (les bassidjis), pour mieux comprendre les paradigmes qui les animent. Nous venons du même pays, et pourtant, tout nous oppose : Iranien habitant en France, athée et enfant de militants communistes sous le Shah, j’ai tout pour heurter les convictions de ceux qui respectent les dogmes du régime. Un dialogue se noue pourtant. Mais entre les jeux de séduction et de rhétorique, les moments de sincérité et la réalité du système politique et religieux qu'ils défendent, jusqu’où nos convictions respectives sont-elles prêtes à s’assouplir pour comprendre qui est l’autre ?
LES PROTAGONISTES PRINCIPAUX DU FILM
Parmi les nombreuses personnes que j'ai rencontrées et parmi celles qui ont accepté d'être dans le film, deux ont joué un rôle particulièrement important dans ma compréhension du milieu des bassidjis. C'est autour d'elles, et de notre relation, que se structure le film.

Nader Malek-Kandi, 46 ans
Il avait 17 ans au moment de la Révolution et faisait partie de ceux qui ont suivi la voie de Khomeyni. Au commencement de la guerre, Nader puis son frère Mansour partent au front.
Il m'a dit une fois : "En huit ans de guerre, je n'ai jamais eu peur de mourir. Mais Dieu ne m'a pas choisi. Je suis resté et mon frère est parti. Dieu m'a juste récompensé en me donnant quelques blessures."
Bien qu'il n'ait pas la carte officielle du Bassidj, Nader Malek-Kandi se considère comme bassidji. La rhétorique officielle considère que quiconque serait dévoué à la cause de Dieu et à la République islamique, est un bassidji. Être bassidji est donc avant toute chose une mentalité, l'état d'esprit de celui qui se dévoue pour une cause et qui n'a pas peur de mourir.
Aujourd'hui, Nader Malek-Kandi dirige une maison d'édition de livres de propagande religieuse. Il publie des discours de Khamenei, des textes de propagande historique, des manuels de pratique religieuse, etc.
Je l'ai rencontré à Téhéran, lors d'une cérémonie de deuil traditionnel. Il m'a pris en sympathie et a accepté de participer au film.

Mohammad Pourkarim, 28 ans
Jeune bassidji né après la Révolution, Mohammad vient d'une famille d'anciens combattants. Il a une grande admiration pour les "martyrs" de la guerre et idéalise les valeurs des bassidjis de cette époque. Très militant, il passe beaucoup de temps dans le Bassidj de son quartier, à discuter avec les gens, à débattre de questions religieuses, de la guerre, etc.
Se sentant responsable des risques de l'évolution de la société vers des valeurs non religieuses, il a pris la direction d'une Base de Bassidj de Nasr, l'un des quartiers chics de Téhéran.
Je l'ai rencontré à la frontière, lors du pèlerinage annuel du nouvel an iranien sur les anciens sites de guerre.
Fiche technique
Documentaire, 114 minutes – Digibéta - vo farsi, st français et anglais
Réalisation
Mehran TAMADON
Scénario
Mehran TAMADON en collaboration avec Laetitia LEMERLE
Producteurs
Catherine DUSSART – CDP (France) / Franck HULLIARD – INTERLAND (France) /
Elena TATTI et Thierry SPICHER – BOX PRODUCTIONS (Suisse) / Mehran TAMADON (Iran)
Images
Madjid GORJIAN
Montage
Andrée DAVANTURE et Rodolphe MOLLA
Monteur son et mixage
Jérôme CUENDET - VPS Prod, Lausanne
Etalonnage
Cécile CHEURLOT
Traduction et sous-titrage
Mehran TAMADON et Laetitia LEMERLE
Graphisme
François DULEX - OFICINA
Assistantes de production
Elodie BRUNNER et Pascale PIGEON
Administratrice
Béatrice HANNEQUIN
Avec le soutien de
Centre National de la Cinématographie
MEDIA Plus – Programme de la Communauté Européenne Slate Funding
Avec la participation
Du Fonds Sud Cinéma, Ministère de la culture et de la communication-CNC, Ministère des affaires étrangères, France
De la Télévision Suisse Romande – Unité des films documentaires

